septembre / décembre 2010
et après… 3 / vestiges

Six mois de visites, dans les bois. Des malles ouvertes, indécentes. Des sacs éventrés, béants. Tous crient dans les feuilles mortes, des lambeaux de tissus aux objets du quotidien. Comme une découverte macabre, macérée dans son passé. C’est l’intimité d’un être humain, la dépouille d’une vie étalé sur la terre. Les vestiges d’un campement de SDF dans un bois à la lisière d’une ville. Parti, arrêté, disparu, mort, vivant ? Le doute est là qui plane sous les arbres, comme des corneilles noires. Et après… À chaque visite, une cinquantaine de prises de vues. Ne rien toucher (même si à chaque fois les objets étaient ouverts, vidés, fermés, déplacés par d’autres visiteurs), ne rien bouger simplement cadrer. Des images au scalpel, au plus près pour témoigner modestement, afin qu’une vie inconnue ne s’enfouisse pas tout à fait dans le néant de la terre. Une installation militante, avec l’ambiguïté de l’esthétisme de l’immontrable.

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L'apostrophe / scène nationale de Cergy-pontoise et du Val-d'Oise / Théâtre des Louvrais / place de la Paix / 95 / Pontoise / 01 34 20 14 25

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