du 12 janvier au 28 mars • Théâtre des Louvrais • Pontoise
les sentinelles / François Montliau / sculpteur

Au japon, le jardin zen est créé pour la contemplation. Là, les roches et le sable aident à se concentrer et leurs dispositions horizontale ou verticale sont particulièrement symboliques. Elles relèvent de considérations aussi bien philosophique qu’esthétiques. Et comme l’écrit Robert Linssen  : « Les jardins Zen ont un but essentiel : suggérer dans l’esprit de ceux qui les contemplent la perception d’un certain espace intérieur. »

 

 Dans les sculptures de François Montliau, on retrouve ces formes qui nous conduisent à la sérénité par l’équilibre qu’elles dégagent. Sur un sol minéral blanc, des pièces d'albâtre, juchées en suspension sur leurs pieds de métal, semblent nous épier comme des oiseaux de silence. Au raz du sol un bloc d’ardoise, telle une graine géante maintient, relevée à l’horizontale, de lourdes tiges métallique. Ici tout est question d’assemblage, de dualité, d’écrasement et de soulèvement. L’ardoise vers le bas, le marbre vers le haut. Le blanc et le noir. Le ying et le yang. La confrontation d’éléments naturels, comme la pierre pensée et taillée, à des pièces préexistantes manufacturées. Dans l’art classique du Tao, il est dit que l’homme ne domine pas la nature, mais s’y conforme. Le travail de François Montliau est de cet ordre. Une sorte de corps à corps avec la matière, un magnifique « combat avec l’ange ».

Loïc Loeiz Hamon décembre 2009

www.lapostrophe.net

Théâtre des Louvrais / L'apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise • place de la Paix • Pontoise

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